18 mars 2011 : Nous quittons Cuzco pour Ollantaytombo d’où nous prendrons le train pour le Machu Picchu. En chemin, à 3 km au-dessus de Cuzco, visite du site Inca de Sacsahuaman, qui est une ancienne forteresse composée de trois murailles cyclopéennes étagées en zigzag, au milieu d'une grande esplanade. Puis à une trentaine de kilomètres de Cuzco, débute la vallée sacrée avec Pisac, et ce, jusqu'au Machu Picchu, avec une succession de site à visiter. Nous ne ferons que Pisac, avec ses magnifiques terrasses Inca bordées de murets anti-érosions, les restes d'un village et l’Intiwatana (le centre cérémoniel) ; beaucoup de marche, et ça grimpe, pour visiter ces sites Inca toujours perchés haut dans la montagne, surtout avec une petite victoire qui refuse de marcher et qu'il faut toujours porter ! C'est d'ailleurs ici qu'on nous volera sa poussette ! Victoire a les larmes aux yeux, elle y tenait beaucoup… Nous ne ferons pas les autres sites de la vallée sacrée, car il y a aucune explication, que ce soit sur le parcours ou sur une brochure ; en résumé, il faut venir en groupe avec son guide ! Ce n’est pas notre truc… Arrivée à Ollantaytombo en début de soirée, victoire est fiévreuse, parcours chaotique pour trouver un hôtel… Nous avions réservé le train et l'entrée dès le lendemain, départ 6:00 du matin. Impossible d'emmener voir dans cet état ! Heureusement la jeune fille qui nous a accueillis à l'hôtel accepte de la garder. Excursion sauvée !
19 mars 2011 : debout 4:30, train à 6:00 pendant 2:00, bus 30 minutes. Arrivé au Machu Picchu à 9:00. On trouve un guide en français à l'entrée. Que dire… On est subjugué tant par l’importance du site que par la splendeur du lieu, avec ses montagnes qui l’enserrent, le contiennent et créent un effet mystique qui suggère l'idée de la divinité et de l’infini. Bon, allez, ce n’est pas tout, mais maintenant faut rentrer ! Même scénario qu'à l'aller. Arrivé à 18:00. On est fatigué par cette journée, Matis n'en peut plus, mais il a bien tenu le coup. Bravo ! On retrouve notre petite poupée, qui fond en larmes des qu’elle nous aperçoit : « elle a eu trop peur qu'on ne revienne pas de la montagne ». Bon, un gros câlin, et une petite victoire transformait en miss glue pour la soirée.
20 mars 2011 : Victoire se réveille et nous demande de « repartir dans la montagne car elle veut encore jouer avec la jeune fille d'hier ». Pas si traumatisée que ça, en fin de compte !
Départ en direction de Lima… pour le retour. Il nous reste huit jours avant de reprendre l'avion vers la France, nous comptons les passer de façon plus tranquille et profiter du soleil et des piscines des hôtels. Il faudra deux jours de route, 16:00 uniquement de montagnes, faites de lacets, où nous croiserons brouillards et neige pour enfin arriver à Nazca et retrouver un relief plus plat.
Le Pérou, enfin la moitié sud, que nous aurons visité est très étonnant de par son climat qui est fort différent entre l'est et l'ouest. À l'ouest, se trouvent les hautes montagnes de la cordillère des Andes, recouvertes de verdure, voire de forêts tropicales, avec un climat à peine doux, froid la nuit est très humide en ce mois de mars. A l’Est, bordé par l’Océan Pacifique, le relief est beaucoup plus plat, et totalement désertique, pas un brin de verdure et il y fait extrêmement chaud. Il n'y peut apparemment presque jamais à cause des courants froids de l'océan Pacifique, qui empêche la formation de nuages et donc de pluie. Le contraste est saisissant, nous quittons pulls et pantalons pour tongs et shorts, et ce en quelques minutes, le temps de quitter cette dernière montagne verdoyante (où se trouve accroché les derniers nuages), pour entamer notre descente vers Nazca, le longs de montagnes faites de roche jaunâtre où plus rien ne pousse et où le ciel reste désespérément bleu. Le contraste est hallucinant.
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